FRANCE - La campagne électorale de 1995


FRANCE - La campagne électorale de 1995
FRANCE - La campagne électorale de 1995

France. L’élection présidentielle de 1995: la campagne

Jamais sans doute, en France, élection présidentielle n’aura offert tant de surprises, de rebondissements, au cours d’une campagne il est vrai commencée fort tôt. Cette sixième élection présidentielle de la Ve République offre d’ailleurs un aspect original. Pour la première fois depuis 1958, on allait voter, à échéance normale, sans que le président sortant soit candidat à sa propre succession.

Le calme avant l’orage

Il faut remonter à l’été de 1994. C’est le 14 juillet que François Mitterrand fait connaître sa décision de ne pas se représenter. L’annonce passe presque inaperçue, tant elle était attendue: personne n’envisageait que le chef de l’État sollicite un troisième septennat, surtout à son âge (soixante-dix-huit ans) et avec un état de santé défaillant. Bientôt, une nouvelle intervention chirurgicale fera d’ailleurs planer l’hypothèse d’une élection anticipée.

L’ironie de l’histoire veut que François Mitterrand rende officielle sa non-candidature quelques jours après le renoncement de son vieux rival du Parti socialiste, Michel Rocard. Ce dernier venait de subir, avec les élections européennes du 12 juin, un échec cinglant. La liste socialiste qu’il avait pris le risque de conduire avait obtenu 14,5 p. 100, deux points et demi de plus que celle des radicaux de gauche emmenés par Bernard Tapie. Une semaine après cette déroute, le premier secrétaire du P.S. se faisait mettre en minorité et remplacer par Henri Emmanuelli. En moins de trois ans, le P.S. désignait ainsi son quatrième premier secrétaire. Mais, surtout, Michel Rocard abandonne toute idée de candidature présidentielle. Les regards socialistes se tournent alors vers Bruxelles, où Jacques Delors, encore président de la Commission européenne, fait figure de recours.

En ce début d’été de 1994, autant le vertige du vide menace la gauche, autant la droite est guettée par le trop-plein. Invincible dans les sondages, Édouard Balladur impose peu à peu l’idée de sa candidature. Dès le lendemain des élections européennes, Jacques Chirac se rappelle au bon souvenir de tous par la publication d’un petit livre, Une nouvelle France , qui dénonce la fracture sociale et jette les bases de sa future campagne. Les élections européennes ont d’ailleurs installé dans le paysage majoritaire un nouveau venu, Philippe de Villiers, qui a lui aussi créé la surprise en recueillant plus de 12 p. 100 des voix. À l’U.D.F., Valéry Giscard d’Estaing et Raymond Barre n’excluent rien. Au R.P.R., Charles Pasqua et Philippe Séguin rêvent tout haut. Un tel foisonnement semble alors donner quelque crédit à l’idée de “primaires”, inlassablement proposée par Charles Pasqua, mais dont ne veulent ni le R.P.R. ni l’U.D.F.

Cependant, c’est autour de la rivalité Chirac-Balladur que s’ordonnent les forces majoritaires, et c’est ce duel fratricide qui dominera la campagne, si l’on excepte la “parenthèse Delors” et la percée finale de Lionel Jospin. Duel à la fois inattendu, après tant d’années de complicité politique entre les deux hommes, et inscrit dans les faits, Jacques Chirac ayant pris le risque de mettre son “ami de trente ans” à Matignon et donc le pied de celui-ci à l’étrier. Duel feutré, d’abord, mais dont la violence va se déchaîner dès l’automne de 1994, déchirer le R.P.R., étouffer l’U.D.F. et passionner le spectateur-électeur, tant les caractères des deux hommes s’opposent presque parfaitement.

L’inconnue Jacques Delors

Les hostilités commencent à la fin de septembre. Devant les députés et les sénateurs R.P.R. réunis à Colmar pour leurs Journées parlementaires, Jacques Chirac et Édouard Balladur mettent chacun son tour l’accent sur les supposées faiblesses de l’autre. Le premier pointe le risque d’une dissolution de l’Assemblée et d’une disparition du mouvement gaulliste si le second est élu. Le Premier ministre évoque quant à lui les trois précédentes élections présidentielles, toutes perdues par les gaullistes, allusion au rôle supposé joué par son rival dans ces défaites. Octobre voit les lieutenants multiplier les “petites phrases”, les deux camps s’organiser... et la cote de Jacques Delors grimper dans les sondages.

Chacun s’attendait à vivre trois ou quatre mois de la sorte, quand un coup de tonnerre éclate. Le 4 novembre, Jacques Chirac se déclare officiellement candidat. Il a choisi pour le faire une interview à La Voix du Nord – c’est-à-dire à la presse régionale, supposée plus proche des gens – et un quotidien de Lille, la ville natale du général de Gaulle. Ce n’est pas la candidature elle-même qui provoque la surprise; celle-ci était attendue de tous, même si jusqu’au bout les balladuriens auront escompté un renoncement du maire de Paris. Ce dernier crée au contraire l’événement en se lançant très tôt dans la course – six mois avant l’échéance – et en prenant son rival de vitesse. À l’égard de celui-ci, Jacques Chirac affecte un mélange d’indifférence et d’indulgence amusée. “Les hommes changent et le pouvoir change les hommes”, répète-t-il volontiers. Jamais il ne criera à la “trahison” ou ne se lamentera sur son propre sort, laissant habilement ce soin à quelques “seconds couteaux”, et surtout aux observateurs politiques.

Pourtant, la campagne de Jacques Chirac démarre mal. Trois jours après l’annonce de sa candidature, il propose un référendum sur l’instauration de la monnaie unique, ce qui provoque un affaiblissement du franc. Le 12 novembre, il organise une sorte de congrès, officiellement destiné à passer le témoin de la présidence du R.P.R. à Alain Juppé. Mais Édouard Balladur, Charles Pasqua et surtout Philippe Séguin, pourtant rallié au maire de Paris, boudent la réunion, qui offre aux Français le spectacle d’un R.P.R. profondément divisé et mal en point. Paradoxe pour un mouvement presque assuré de voir l’un des siens accéder à l’Élysée six mois plus tard.

Il est pourtant un homme qui semble en mesure de refroidir cet espoir: Jacques Delors. Le président de la Commission européenne fait tout l’automne l’objet d’une pression croissante de la part des socialistes pour qu’il se présente. En novembre, des sondages le donnent pour la première fois gagnant devant Édouard Balladur; contre Jacques Chirac, c’était chose faite depuis juin. Le congrès du P.S. à Liévin (18-20 novembre) n’est qu’un immense appel à l’homme de Bruxelles. Celui-ci se garde bien de paraître dans la cité minière, au contraire de François Mitterrand, venu faire ses “adieux” aux socialistes.

Le candidat potentiel envoie des signaux contradictoires. Il publie au début de novembre un ouvrage, L’Unité d’un homme , qui ressemble à un programme. Quelques jours plus tard, il déclare que, s’il se présente, ce sera “par devoir”. Et, le 11 décembre, en direct à la télévision, il fait savoir, après une incroyable semaine de suspense, qu’il n’est pas candidat. Ce dimanche soir, la gauche a l’impression d’avoir d’ores et déjà perdu l’élection présidentielle. D’autant que personne ne semble en mesure de prendre la relève. Michel Rocard, Laurent Fabius, Pierre Mauroy renoncent, pour des raisons diverses. Jack Lang suscite trop d’inimitiés à l’intérieur du P.S. Trois jours après Jacques Delors, une autre vedette de la gauche, Bernard Tapie, jette à son tour l’éponge, cette fois pour des motifs judiciaires.

Le forfait de Jacques Delors fait au moins un heureux: Jacques Chirac. La pression (balladurienne) pour qu’il se retire et fasse place à un candidat unique de la majorité n’a plus lieu d’être: le danger de gauche semble en effet écarté. Lorsque, le 18 janvier, Édouard Balladur se déclare à son tour, au cours d’une allocution radiotélévisée en direct de Matignon, l’élection présidentielle de 1995 paraît devoir se résumer à cet affrontement programmé entre les deux rivaux du R.P.R.

Le deuxième souffle de Jacques Chirac

Dès le début de l’année, la plupart des principaux candidats sont connus. Le F.N. a désigné Jean-Marie Le Pen en septembre et le P.C. Robert Hue, son nouveau secrétaire national, un mois plus tard. En janvier, Philippe de Villiers se lance à son tour dans la bagarre. À l’extrême gauche, Arlette Laguiller entame sa quatrième course présidentielle. Plus divisée que jamais, la famille écologiste aligne trois candidats: Dominique Voynet, Brice Lalonde et Antoine Waechter. Restent l’U.D.F. et le P.S.

Pour l’U.D.F., Charles Millon, le président du groupe à l’Assemblée nationale, “chauffe la place” depuis le 9 novembre, attendant que Valéry Giscard d’Estaing ou Raymond Barre se décident. Au P.S., Lionel Jospin se porte candidat à la candidature le 4 janvier. Un processus de primaire a en effet été mis au point chez les socialistes: faute d’homme providentiel, les adhérents désigneront eux-mêmes leur champion. Poussé par Laurent Fabius, Henri Emmanuelli se met à son tour sur les rangs. Comme au R.P.R., une bataille fratricide va se livrer entre deux anciens amis politiques. Mais celle-ci sera de courte durée et son issue sans appel. Le 5 février, 65 p. 100 des votants se prononcent pour Lionel Jospin. L’ampleur de ce succès, les bonnes conditions dans lesquelles s’est déroulé le vote donneront un premier élan à la campagne de ce candidat-surprise.

Selon un scénario désormais bien rodé et qui n’a rien à envier au théâtre, la gauche cède ensuite le devant de la scène à la droite. Le mois de février est en effet celui du grand retournement, celui au cours duquel s’est finalement jouée cette élection présidentielle. Sitôt passé l’annonce de sa candidature, Édouard Balladur a vu sa campagne s’enliser. À l’automne précédent, ni la démission du gouvernement pour cause d’“affaires” de Gérard Longuet puis de Michel Roussin ni l’incarcération d’Alain Carignon n’avaient trop nui au Premier ministre. Il en va tout autrement avec l’affaire “Schuller-Maréchal”. Celle-ci met surtout en cause Charles Pasqua. Mais le ministre de l’Intérieur est un des piliers du gouvernement, ainsi que la caution gaulliste du candidat Balladur, et on le présente souvent comme le futur Premier ministre du président Balladur. Cet allié se révèle en fin de compte bien encombrant.

Le retrait d’une circulaire sur la réforme des I.U.T., après quelques manifestations d’étudiants, achève de donner du Premier ministre l’image d’un homme qui recule face au premier obstacle. Se greffe là-dessus une conférence de presse laborieuse, au cours de laquelle Édouard Balladur produit plus l’impression d’un chef de gouvernement exposant son programme que d’un postulant à l’Élysée présentant sa vision de la France. Il se trouve que cette même semaine, le 17 février, Jacques Chirac fait lui aussi connaître son projet. L’ex-président du R.P.R. a choisi pour cela de prononcer un grand discours à l’occasion d’une de ces réunions publiques qu’il affectionne. Le succès populaire est au rendez-vous: vingt mille personnes se pressent à la porte de Versailles.

Paradoxalement, les deux anciens amis ne se distinguent guère l’un de l’autre par les mesures qu’ils préconisent; ils diffèrent en revanche par le diagnostic qu’ils portent sur la société française et par la démarche qu’ils proposent: à la prudence et au souci du consensus de l’un répondent le volontarisme politique et la dénonciation de la “pensée unique” de l’autre, qui veut faire de la lutte contre le chômage la priorité des priorités.

Toujours est-il que ce mois de février voit les courbes des sondages s’inverser. Plus nombreuses que jamais, les enquêtes sur les intentions de vote donnent pour la première fois Jacques Chirac devant Édouard Balladur. La tendance ne se renversera plus, malgré une vigoureuse contre-offensive du Premier ministre.

On peut même parler en mars de “chiracomania”. La pomme devient, un peu par hasard, le symbole de la campagne de Jacques Chirac et les producteurs se frottent les mains. De nombreux artistes et plusieurs personnalités jusque-là connues pour leur mitterrandisme rallient l’ex-président du R.P.R. (Pierre Bergé, Frédéric Mitterrand...). Du côté politique, Raymond Barre, le 6 mars, et Valéry Giscard d’Estaing, le 7, renoncent à être candidats. Le premier observera une neutralité bienveillante en faveur de son rival de 1988 et les fidèles du second passent sans états d’âme dans le camp chiraquien. Si Valéry Giscard d’Estaing semble décidément avoir abandonné toute rancune contre son concurrent de 1981, il ne pardonne pas à Édouard Balladur de l’avoir dépouillé de “son” U.D.F., dont la plupart des composantes ont rallié le Premier ministre.

Le dernier acte

Lionel Jospin, quant à lui, démarre tardivement sa campagne. Il ne présente son projet que le 7 mars; le quinquennat et la semaine de 37 heures en sont les propositions les plus spectaculaires. Il ne tient son premier meeting, à Rennes, que le 21 mars. Ce qui ressemble à un flottement fait rire sous cape les anciens adversaires socialistes du candidat, mais celui-ci se révèle vite comme un bon orateur, et un fin stratège. Son souci de se démarquer de l’héritage mitterrandiste en réclamant un “droit d’inventaire” fait grincer les dents des gardiens du sérail, mais est plutôt bien reçu de l’opinion publique. D’autant que cela correspond au parcours politique récent du candidat. Lorsque, du bout des lèvres, François Mitterrand fait savoir (par une interview au... Figaro ) qu’il votera Jospin, l’intéressé semble parfaitement s’accommoder d’une pareille discrétion.

Le candidat socialiste se refuse par ailleurs à prendre pour cible favorite l’un ou l’autre de ses concurrents R.P.R., espérant au contraire tirer profit de leur guerre fratricide. Enfin, il n’a pas cédé au chantage que tentaient de lui faire les radicaux, orphelins de Tapie. Ce calcul se révèle payant lorsque leur président, Jean-François Hory, retire en mars une candidature qui n’a jamais réussi à décoller.

Ainsi, lorsque débute la campagne officielle, neuf candidats se présentent au suffrage des Français. Chez les écologistes, Antoine Waechter et Brice Lalonde ont disparu, faute de parrainages en nombre suffisant. Un invité de dernière minute s’est en revanche glissé dans le petit groupe: le mystérieux Jacques Cheminade, ex-dirigeant du très énigmatique Parti ouvrier européen.

Les résultats du premier tour offrent plusieurs surprises. D’abord, Lionel Jospin arrive en tête, ce qu’aucun sondage n’avait annoncé. On se demandait même parfois si le candidat socialiste parviendrait à se qualifier pour le tour décisif. Si Jacques Chirac devance comme prévu Édouard Balladur, l’écart entre les deux hommes s’est considérablement resserré dans les derniers jours. En bas de l’échelle, Philippe de Villiers ne parvient pas à renouveler sa performance de l’année précédente, tandis qu’Arlette Laguiller passe pour la première fois la barre des 5 p. 100. Mais c’est encore Jean-Marie Le Pen, comme en 1988, qui crée l’événement. Le candidat du Front national a fait une campagne plus discrète qu’à l’habitude, mais non moins efficace: avec 15 p. 100, il bat son propre record, grâce notamment à l’afflux de déçus de la gauche.

Aussi, quoique absent du second tour, Le Pen en sera-t-il encore une fois la vedette américaine. Son traditionnel discours du 1er mai est très attendu. S’il n’y donne pas de consigne de vote, sa formule, “Chirac, c’est Jospin en pire”, montre clairement où vont ses préférences.

La courtoisie qui prévaut entre Jacques Chirac et Lionel Jospin atteint son point culminant lors du débat qui les oppose le 2 mai et contraste avec la tension que l’on avait observée avant le premier tour entre Jacques Chirac et Édouard Balladur. Cette nervosité ne retombera pas totalement après le 23 avril, malgré le désistement immédiat et sans ambiguïté du Premier ministre. La grande réunion publique de Bagatelle, le 29 avril, en présence de tous les dirigeants de la majorité, prend l’allure un peu convenue d’une fête de famille obligée.

La véritable fête éclatera le 7 mai au soir, lorsque des dizaines de milliers de personnes, dont un grand nombre de jeunes, envahiront la place de la Concorde et les Champs-Élysées pour saluer l’élection de Jacques Chirac.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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